Le bilan de l'arbitrage-vidéo après une saison en Serie A

Jonathan Ferdinand - lundi 30 avril 2018 1.4k Likes

Samedi soir, la Serie A nous a réservé un choc haletant entre l'Inter et la Juventus (2-3). Un match au sommet durant lequel l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) a fait maintes fois son apparition. Pour valider l'ouverture du score de Douglas Costa d'abord, pour transformer le carton jaune de Matias Vecino en exclusion après une faute grossière ensuite, ou enfin pour logiquement refuser un but hors-jeu de Blaise Matuidi. En revanche, pas de recours à la VAR pour sanctionner d'un deuxième jaune Miralem Pjanic, coupable d'une très vilaine faute sur Rafinha.

De quoi relancer les débats sur ses modalités d'utilisation, un an après sa mise en place en Italie. Doit-on y recourir davantage pour plus de justice mais moins de fluidité ? Difficile d'y répondre. Pour tenter d'améliorer l'usage de la VAR, certains dirigeants, entraîneurs et joueurs de Serie A se sont réunis la semaine dernière avec les représentants des arbitres. Un bilan a été fait après 33 journées de Serie A et les matches de Coupe d'Italie. Le résultat semble positif en termes de décisions arbitrales et même au niveau de l'attitude des joueurs sur le terrain.

Moins d'erreurs, moins de fautes

Sur les 33 journées de Serie A (330 matches), plus 16 matches de Coupe d'Italie avec VAR, l'arbitre a vérifié ses décisions 1.736 fois. Il les a modifiés à 105 reprises dont 17 fois à tort. Sur ces 17 mauvaises décisions, 8 "seulement" ont eu un impact important sur le résultat final. De quoi faire passer le taux d'erreur de 6,05 % à 0,98 % selon la ligue. La VAR se fait également ressentir sur le nombre de fautes, la Lega Seria A a constaté 9% de faute en moins cette saison.

Moins de contestations, moins de simulations

La VAR a également un impact sur la mentalité des joueurs. Peut-être se sentent-ils davantage observés. Une chose est sûre, ils peuvent être rattrapés par la patrouille après coup. C'est pourquoi les contestations se sont fait moins fréquentes cette saison sur les terrains de Serie A et de Coupe d'Italie. La ligue à constater 20% de contestations en moins. Même constat pour le taux de simulations, qui de son côté s'est réduit de 43%.

Moins de spontanéité, moins d'émotions ?

L'arbitrage-vidéo n'a toutefois pas convaincu l'ensemble des acteurs en Italie. Preuve en est avec la déclaration de Gianluigi Buffon après la première journée et seulement un match sous VAR : "C'est un outil utile s'il est utilisé avec parcimonie. Là, j'ai eu l'impression de jouer au water-polo". Comme Buffon, la plupart des détracteurs de la VAR estime qu'elle n'est pas encore au point. Que l'ère technologique du football conduira à un jeu plus haché. De plus, cette technologie n'éteint pas les polémiques, en témoigne la contestation des Monégasques lors de la finale de Coupe de la Ligue perdue face au PSG (3-0), match sous VAR.

La VAR pourrait d'ailleurs bien enflammer les débats estivaux puisque la technologie sera à disposition des arbitres lors de la Coupe du monde 2018 (14 juin-15 juillet). Mais force est de constater qu'en Italie, le bilan est plutôt positif.

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