Le classement des budgets de Ligue 1 cette saison

Colin D. - vendredi 10 août 2018 1.6k Likes

Les détracteurs de la Ligue 1 dénoncent un suspense inexistant quant à l’identité du vainqueur final. Du haut de ses cinq titres en six saisons, le Paris Saint-Germain survole ce championnat. Une constatation qui devrait de nouveau être observée lors de cet exercice. Cependant, la victoire de l’AS Monaco il y a deux ans laisse entrevoir un espoir, mince certes, mais espoir tout de même. À l’instar de la Premier League et de la Série A notamment, la Ligue 1 compte d’autres incertitudes tout aussi captivantes. La bataille du Big Four, derrière le PSG, demeure l’intérêt principal de notre championnat.

Une anecdote surprenante a émergé à l’aube du lancement de la saison, en même temps que les budgets des clubs de l’élite ont été dévoilés. La particularité de la Ligue 1, en terme de classement final, semble lisible sur la carte des budgets, à quelques exceptions près. Le leader incontesté est de loin le plus riche avec ses 540 millions d’euros de budget. S’en suivent l’AS Monaco, l’Olympique Lyonnais et l’Olympique de Marseille avec un désavantage d’une centaine de millions d’euros pour ce dernier. En dehors de ces équipes de tête, tous les participants à cette édition 2018/2019 n’atteignent pas la barre budgétaire des 100M€ et représentent le dernier tiers du championnat, luttant pour le maintien ou le restant de places européennes.

La carte des budgets de la Ligue 1 :

La magie du football et du sport en générale interdisent de tirer des conclusions hâtives. Tout d’abord parce que les exemples de Monaco ou Montpellier (voire Leicester en Angleterre) prouvent que un « Petit Poucet » peut émerger à tout instant et jouer un vilain tour à l’ogre parisien. Deuxièmement parce qu’une bonne gestion financière couplée à des ambitions élevées peuvent porter un club. L’OGC Nice et ses 50M€ de budget le prouvent. Classés quatrième, troisième puis cinquièmes lors des trois dernières saisons, les Aiglons luttent au-dessus de leurs moyens, en théorie. Lille, Nantes, Bordeaux, Saint-Étienne et Rennes jouissent tous d’une manne financière supérieure. À quelques heures du coup d’envoi de la saison, espérons que d’autres surprises viennent perturber un ordre figé qui ne demande que cela.

À découvrir aussi

Tu aimeras aussi

voir la suite des articles

Rejoins la communauté