Ce que le coach de Messi lui promettait, enfant, pour qu'il marque des buts

Jonathan Ferdinand - mardi 05 février 2019 2.2k Likes

Aujourd'hui, Messi est un professionnel exemplaire. Il marque but sur but et gagne match sur match. Mais l'Argentin n'a pas toujours été une machine à scorer aussi régulière qu'il l'est désormais. Enfant, le petit Leo est un garçon très réservé et timide. À l'école, il demande à ses camarades de poser des questions pour lui. Il est même parfois pris pour un muet.

Ses instituteurs conseillent à ses parents de consulter un pédopsychiatre. En fait, l'école n'est pas le lieu d’expression de Messi. Son crédo, comme le dit son père Horacio, c'est le football. "Dès qu'il jouait sur un terrain ou dans la rue, il n'était plus le même. A la maison, il ne parlait pas mais au foot, on aurait dit qu'il chantait", se souvenait le paternel de La Pulga en 2011 pour L’Équipe. Mais le jeune argentin demeure très atypique. Alors pour qu’il se surpasse en permanence, Carlos Marconi, un de ses entraîneurs en catégories de jeunes, avait trouvé la méthode parfaite. Enfant, Messi avait un faible pour les sucreries : l'astuce est toute trouvée.

Un alfajor comme stimuli

Son coach lui promettait, un "alfajor", une pâtisserie argentine pleine de sucre à chaque but marqué. Alors, il inscrivait 4, 5 ou 6 buts puis venait chercher son dû. En outre, une fois à Barcelone, la gourmandise n'avait pas lâché le quintuple Ballon d'Or. Il courrait acheter des plats typiques argentins. Quand sa mère le rejoignait en Catalogne, elle lui préparait plusieurs fois dans la semaine son plat préféré : l'escalope milanaise. Lorsque Pep Guardiola débarque sur le banc de l'équipe A du Barça, il a vite cerné les enjeux alimentaires autour de Messi.

La presse sportive espagnole commence à écrire sur les péchés mignons de Messi. Il est surnommé la "star de porcelaine" en raison de ses blessures récurrentes, des blessures dues en partie à sa mauvaise hygiène de vie. Guardiola a donc réagi en faisant interdire les sodas au centre d’entraînement. Il lui assigne également un physiothérapeute. "Jusqu'à 22 ou 23 ans, tu ne sais rien sur l'alimentation, confiait Messi à La Cornisa en mars 2018. Je mangeais du chocolat, des pâtisseries, je buvais des boissons gazeuses... Aujourd'hui, je mange bien, que ce soit de la viande, du poisson, de la salade ou des légumes. Je mange de tout, mais de manière ordonnée."

Des changements qui s'avèrent efficaces. Sur le terrain, il se sent mieux et ses fameux vomissements se tarissent. "J'ai vu énormément de changements, surtout pour les vomissements", ajoute La Pulga. Il se blesse moins aussi et enchaîne les matches. C'est le début du rouleau compresseur Messi. Le début de sa quête vers les Ballons d'Or, surtout.

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