Pourquoi la Croatie veut à tout prix se venger de l'équipe de France

Colin D. - vendredi 13 juillet 2018 985 Likes

"Cette sélection a une très grande concentration de talents. Et il y a surtout une très grande envie de prendre notre revanche sur la France ! » L’analyse faite par Miroslav Blasevic fait écho dans tout le pays, à quelques heures du coup d’envoi historique pour la Croatie. L’ultime rencontre d’un Mondial synonyme d’opportunité inespérée pour tout un peuple. « On ne cherche pas la revanche, c'est le football. On ne se concentre que sur l'idée de tout faire pour offrir le meilleur match du tournoi » réagissait le sélectionneur Zlatco Dalic après la victoire. Vaine tentative de désamorcer la tension qui accompagnera l’affiche de dimanche.

Les deux camps s’accordent à dire qu’elle est née d’une défaite aussi surprenante qu’inexplicable au Stade de France le 8 juillet 1998. L’avantage au score, pris par Davor Šuker à la 46ème minute, se devait d’être définitif selon les Croates. La première période ayant donné lieu à une opposition des plus étriquées et équilibrées, il y avait fort à parier que le premier but inscrit présagerait du vainqueur. La fin, on la connaît, les Croates aussi, que trop bien. 

Ce douloureux souvenir, indélébile, marque également la dernière demi-finale disputée par l’équipe au damier. La première finale, elle, se jouera donc ce dimanche, de nouveau face aux Français. L’opportunité est trop belle pour la manquer. La plaie laissée par cette déconvenue n’a jamais complètement cicatrisée. « Jouer une Coupe du monde est la chose la plus belle qui puisse t’arriver dans une carrière, raconte Mario Stanic, présent sur la pelouse en 1998. Mais après la défaite en demi-finales, j’ai été mal pendant longtemps et mes coéquipiers aussi. Quand j’entends parler de la France, ou des gens parler français, j’ai toujours un petit quelque chose qui me brûle dans l’estomac. Après vingt ans ! On dit qu’avec le temps tout s’en va. Ce n’est pas vrai. Le temps passe mais la sensation reste. » Cette confession illustre parfaitement l’état d’esprit qui habite les Vatreni (Les Flamboyants) avant cette finale.

Une finale aux allures de dernière chance

Nul besoin de discours bien pensé pour motiver les troupes avant la rencontre. La perspective de dernière chance qu’elle représente pour la majorité des talents composant le XI de départ s’ajoutera à l’esprit de revanche, déjà profondément ancré dans les coeurs. Modric (32 ans), Rakitic (30 ans) ou encore Perišić (29 ans), il y a fort à parier que ces individualités ne feront plus partie du groupe croate lors du prochain Mondial. Ayant tout remporté avec leur club respectif, Modric et Rakitic ont l’opportunité d’épouser le statut de légende dans leur pays. Si les Français en doutaient, les voilà prévenus. Ils auront affaire à 11 guerriers au Luzhniki Stadium.

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