L’argument qui départage finalement Lionel Messi et Cristiano Ronaldo

Jonathan Ferdinand - dimanche 08 juillet 2018 3.9k Likes

Ça fait 10 ans que le débat fait rage. Qu’il déchire les fans de foot, les pro-Ronaldo, les pro-Messi et les neutres. Qui de Cristiano Ronaldo ou de Lionel Messi est le meilleur joueur du monde ? Qui prend le dessus sur l’autre ? Même les neutres, qui préfèrent (à raison) profiter plutôt que comparer, ont un avis sur la question. Mais comme le débat LeBron James-Michael Jordan en NBA, on ne mettra jamais tout le monde d’accord. D’autant plus qu’au regard des variables comparatives, il est compliqué de les départager.

La preuve, si CR7 a marqué plus de buts (658 contre 617 buts, en club et sélection), La Pulga a un bien meilleur ratio (0,8 contre 0,71 ; 765 matches pour Messi, 915 pour Ronaldo). Par ailleurs, ils ont tous les deux remportés de nombreux titres avec leurs clubs. Sans évoquer le Ballon d’Or que les deux rivaux se partagent depuis 10 ans, 5 pour l’un, 5 pour l’autre. En attendant justement que le Ballon d’Or 2018 ne départage peut-être les deux hommes l’hiver prochain, il y a toutefois un argument, qui fait pencher la balance en faveur de Cristiano Ronaldo : le leadership.

CR7 sélectionneur, Messi tête baissée

Ce côté meneur d’homme, Messi en est dépourvu, à l’inverse de Ronaldo. Si le titre de champion d’Europe obtenu en 2016 avec le Portugal n’est pas un solide argument en lui-même pour dire que l’ancien mancunien est meilleur que le Barcelonais, il rend bien compte du leadership de Ronaldo. Le natif de Madère est un leader, un vrai. Lorsqu’il sort blessé lors de cette fameuse finale de l’Euro 2016, le sélectionneur Fernando Santos s’efface et devient presque l’adjoint de CR7 qui harangue, conseille et replace ses coéquipiers du bord de la touche.

Pendant tout l’Euro 2016, ce n’est pas le Portugal qui a porté Ronaldo vers son premier sacre en sélection mais l’inverse. Lors de ce Mondial 2018, il a une nouvelle fois porté son équipe. Ce que Messi a peiné à faire. Hormis lors de son discours à la mi-temps contre le Nigéria, jamais on a vu La Pulga prendre clairement les choses en main. Un joueur, aussi exceptionnel soit-il, ne peut s’improviser leader si ce n’est en lui. Son attitude après le but de Benjamin Pavard en est la parfaite illustration. Il n’a pas su inspirer ses partenaires par ses prestations, ses performances, son attitude. Un leader est capable de provoquer une émulation pour rendre ses partenaires meilleurs, sur ce Mondial, Messi n’a pas démontré qu’il en était un. Ronaldo lui, malgré l'élimination a su le faire, comme à l'Euro 2016.

Le leadership, peut-être le juge de paix qui, à l’aune de la carrière des deux joueurs, les départagera.

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