Veretout : "Le matin, je me disais : 'OK, je suis en vie.' "

Maxime H. - samedi 31 mars 2018 2.2k Likes

Après la disparition de Davide Astori, décédé le 4 mars dernier, lors d’une mise au vert à Udine, les hommages en sa mémoire se sont multipliés en Italie et à travers l'Europe. Ceux de la Fiorentina pour son capitaine emblématique, étaient particulièrement émouvants lors du retour sur les terrains, le 11 mars dernier. Jordan Veretout, parti en Serie A l’été dernier, est revenu samedi dans les colonnes de L’Equipe sur cet épisode tragique vécu par la Viola.

"Avec Davide, on parlait, on rigolait ensemble. Avant les matches, un joueur doit parler devant le groupe. Et la veille, le soir, Davide était venu en me charriant, en me disant: 'Jordan, t’as progressé en italien, c’est toi qui parleras demain.' J’avais essayé de négocier en lui disant que je n’étais prêt. Ça l’avait fait marrer. Davide, c’était un mec en or, sincèrement. C’était quelqu’un de souriant."

Au petit matin, l’entraineur de la Fiorentina Stefano Pioli annonce la disparition de l’international italien, Veretout raconte : "On va au petit déjeuner. On remonte dans nos chambres et là, il y a le coach qui frappe à chacune des portes. Et qui annonce la nouvelle… Sur le coup, tu n’y crois pas. Le mec, c’est un pote à toi, il est en bonne forme, tu le vois courir depuis des mois, et on t’annonce cela. Ce n’est pas possible, pas possible. Pendant trois, quatre jours, tu n’en prends pas conscience. C’est trop dur à vivre."

Le groupe a du mal à encaisser la nouvelle, Astori était apprécié de tout le monde : "On ne pouvait pas se regarder dans les yeux. Je me souviens du silence en fait, un gros silence. Les deux ou trois premiers jours, je me réveillais le matin, je me disais : ‘OK, je suis en vie.’ Il y avait un traumatisme. J’avais peur de ne pas me réveiller (…). Je ne me prends plus la tête avec des bêtises. Tu prends conscience de la fragilité. Tu reviens à un truc simple : profiter. "

Un épisode extrêmement douloureux mais qui a renforcé un groupe déjà bien uni. "Pour nous faire du mal, il va falloir y aller. Chaque match, on le joue pour lui qui donnait tout", a-t-il conclu dans les colonnes du quotidien sportif.

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