Le PSG taclé par une légende du club

Jonathan Ferdinand - vendredi 23 mars 2018 818 Likes

Voila maintenant deux saisons que le Paris Saint-Germain n'arrive plus à passer en quarts de finale de Ligue des Champions. Malgré un bon match aller, le PSG n'a pas fait le poids face au Real Madrid, qui l'a écarté de la course au titre en C1. Après un second échec de rang, le club de la capitale tente de faire son auto-critique pour progresser à nouveau sur la scène européenne.

Si certains ont pointé du doigt l’entraîneur, puisque depuis son arrivé, le PSG ne passe plus les huitièmes, le manque de compétitivité de Ligue 1 est revenu sur le tapis. L'ancien milieu du club parisien Valdo fait partie de ceux-là. "Cette obsession de remporter la C1 fait beaucoup de mal au PSG, explique le Brésilien à Globoesporte. Ce n'est pas comme cela que ça fonctionne. Neymar ne suffit pas. Tu peux appeler Neymar et Messi... Le grand problème pour moi est interne, c'est le football français. Le niveau n'y est pas aussi bien qu'il l'a déjà été, avec Platini, avec Zidane."

Valdo connaît bien la maison pour avoir joué au PSG de 1991 à 1995. Avec Ginola et consorts, il a écrit l'une des plus belles pages de l'histoire Rouge et Bleu, en élimant le Real en quarts de finale de la Coupe de l'UEFA 1993. Mais cette histoire est bien trop mince pour rivaliser : "Les gens vont mal m'interpréter, mais le PSG peut remporter une Ligue des Champions, ça ne changera rien, estime le Brésilien. Il devra la gagner, deux trois, quatre fois pour que son maillot commence à peser réellement. Lors du tirage au sort, quand il tire la Juve, il regrette. Idem si c'est le Barça. Ces clubs-là ont une histoire. Le PSG n'a pas d'histoire en C1."

"Quand Marcelo marque son but à l'aller et montre l'écusson du Real Madrid, cela veut dire beaucoup. Là-bas, l'histoire compte. Quand le PSG a pris Neymar et Dani Alves, il a cru qu'il gagnerait, mais ça ne suffit pas. Les requins sont toujours là. Paris est le dernier arrivé. Je crois que ça prendra encore trois, quatre, cinq ans. Il est sur le bon chemin, mais ça prendra du temps."

Du temps, c'est également ce que demandait Blaise Matuidi aux observateurs. QSI à son arrivée en 2011 prévoyait une victoire en C1 au bout de 5 ans. Une objectif chiffré que regrette probablement les émissaires qataris aujourd'hui.

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