Ballon d'Or 2018 : France Football aurait inventé un juré !

Jonathan Ferdinand - vendredi 07 décembre 2018 2.3k Likes

Après l'affaire du vote modifié du journaliste de Trinidad et Tobago, une nouvelle révélation vient entacher la réputation du prix de France Football. En effet, depuis la publication du détail des votes du Ballon d'Or 2018, remis au milieu de terrain croate Luka Modrić, la presse comorienne se frise, et il y a de quoi ! Le site d'information des Comores Al-watwan a découvert que le juré comorien du nom de Abdou Boina, prétendu reporter sportif de Albalad Comores, n'existait pas.

Par ailleurs, le journal Albalad Comores n'existe plus ! L'URL "albaladcomores.com" vous mènera d'ailleurs sur une page qui vous aide à reconquérir votre ex, si jamais... Pourtant, le vote de ce journaliste fictif est bien réel. Il a même donné son top 5 comme suit : Kylian Mbappé, Luka Modric, Cristiano Ronaldo, Eden Hazard et Mohamed Salah, du 1er au 5e. Un ancien collaborateur du quotidien disparu a fait part de son étonnement à Al-watwan.

"Je suis surpris de voir que le quotidien Albalad des Comores existe. Que je sache et c’est la réalité, ce journal a fermé ses portes depuis près de six ans. Dans cet organe, il n’y a jamais eu de reporter du nom de "Abdou Boina". Nous avons eu deux reporters sportifs en l’occurrence Abdoul Youssouf pour l’édition française et Charif Ousseine pour l’édition arabe", a précisé l’ancien photographe sportif de Albalad, Toimimou Abdou.

Le président de l'Association comorienne des journalistes sportifs est formel : le reporter Abdou Boina n'existe pas. "Il n’y a pas d’Abdou Boina dans l’Association comorienne des journalistes sportifs. Je pouvais comprendre l’erreur si le reporter a été issu d’un organe de presse existant. L’histoire du vieux drapeau comorien sur le sujet en est une autre histoire", a dit le président de l’Acjs, Stépahne Ahamadi. Car en effet, cerise sur le gâteau, le drapeau des Comores imprimé sur les pages de France Football n'est plus. Celui-ci a été changé en 2001.

Plus qu'un gros couac, c'est un coup terrible porté à la crédibilité du Ballon d'Or.

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