La méthode surréaliste qu'utilisait B. Tapie pour calmer les fans de l'OM

Antoine Mérand - mercredi 24 octobre 2018 142 Likes

Le 5 avril 2015, l’Olympique de Marseille recevait le Paris Saint-Germain. Cinq buts seront inscrits en 20 minutes, de l’ouverture du score de Gignac à la demie heure de jeu, jusqu’au but contre son camp de Morel à la 51ème. Résultat, victoire 3-2 du PSG, au terme d’un match animé sur le terrain, comme en tribune.

Ce sera d’ailleurs la dernière fois que des supporters parisiens pénétreront dans l’enceinte du Vélodrome. Depuis cette date, la préfecture des Bouches-du-Rhône interdit aux fans du PSG de se rendre dans le stade ou à proximité, car leur présence impliquerait « des risques sérieux pour la sécurité des personnes et des biens. » Pour la quatrième saison consécutive, le Classique, ayant lieu ce dimanche 28 octobre, se jouera donc exclusivement sur le terrain. La faute à des débordements répétitifs par le passé que ni les clubs ni les forces de l'ordre n'ont su gérer.

Quand Bernard Tapie réglait le problème de la violence… par la violence

Dans une interview donnée en 2016 à France Football, l’ancien président du club olympien Bernard Tapie révélait qu’à son époque, il « avait vite fait de régler les problèmes en tribune avec les voyous qui essayaient de faire la loi. »

Pour l’ancien ministre de la ville, pas besoin de préfecture et d’arrêté en tout genre. La méthode était beaucoup plus simple, et apparemment plus efficace : calmer les fauteurs de troubles en les prenant à leur propre jeu.

« On n’en a pas parlé, ni au préfet, ni au commissaire de police ! On a invité des sportifs qui pratiquaient des arts martiaux, karaté et compagnie, des sports de combat ou encore de la boxe, et je les ai installés dans les gradins… ça a vite été réglé ! », déclarait-il.

Président de l’OM de 1986 à 1993, il verra son club remporter 4 titres de champion de France d'affilée, ainsi qu’une Coupe de France et une Ligue des Champions. Un palmarès richissime pour une période aussi courte, que le principal intéressé justifiera par le fait que « Marseille est une ville exceptionnelle, mais elle ne tolère aucune faiblesse. »

Sacré Bernard.

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