La punchline lâchée par la mère de Mbappé quand Chelsea doutait de son fils

Antoine Mérand - samedi 29 septembre 2018 1.8k Likes

L’AS Monaco a réalisé la plus belle plus-value de son histoire, en vendant son jeune protégé Kylian Mbappé pour un montant record de 180 millions d’euros au PSG en 2017, alors que celui-ci n’avait que 19 ans. Une pépite qui a depuis confirmé les attentes placées sur ses épaules. Pourtant, son destin aurait pu être différent, si un club de Londres avait décelé son (énorme) talent quelques années plus tôt, en 2011.

Dans une interview accordée à Goal.com, un ancien recruteur de Chelsea, Serge Daniel Boga, a confié avoir proposé le profil du nouveau numéro 10 français au club londonien. A cette époque âgé de 12 ans, il fera une semaine d’essai au centre de formation des Blues, mais ne parviendra pas à convaincre les dirigeants de miser sur lui. Selon Boga, « avec le ballon il était incroyable, mais il ne travaillait pas beaucoup. » Une attitude nonchalante qui, contrairement à la France (qu'on le veuille ou non), n’est pas habituelle et donc non acceptable outre-Manche.

Mais Boga insiste auprès du club, si bien que les dirigeants convoquent la famille Mbappé pour leur proposer un second essai. Le recruteur fait alors l’intermédiaire pour traduire les propos de chacun, jusqu’à ce que la mère du jeune Kylian démontre toute la confiance qu’elle plaçait déjà en son fils : « Ecoutez, mon fils ne va pas revenir. S’ils le veulent, ils doivent le prendre maintenant ou, dans cinq ans, ils reviendront l’acheter 50 millions d’euros. » Ce à quoi Boga rétorquera qu’il ne peut traduire cette phrase. « C’est trop arrogant ». 50 millions, elle n’était finalement pas si arrogante que ça...

Malgré tout, Kylian n'a pas oublié son séjour à Chelsea. Dans une interview accordée au Daily Telegraph en septembre 2017, l’international français est revenu sur cet épisode :

« C’était une expérience incroyable. Chelsea était le premier grand club où je suis allé. C’était une vraie découverte pour moi. Je venais de mon club amateur, c’était un tout nouveau monde. Bien sûr, j’avais une idée de ce à quoi ressemblait un grand club de football mais j’ai été très impressionné par la culture du travail et la mentalité d’être meilleur jour après jour. Visiter les infrastructures m’a servi dans mon développement. J’ai vu les choses différemment parce que, jusqu’alors, j’avais seulement la mentalité française. Après ça, j’ai pu piocher ce qui était positif dans d’autres mentalités pour construire la mienne. » 

« Chelsea était le premier grand club, le premier gros club que j’ai visité. Ce fut une réelle découverte pour moi. »

La suite, on la connait.

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