L'OM de Tapie au coeur d'un scandale de corruption autour d'un PSG-OM

Florian M. - samedi 02 mars 2019 8.4k Likes

Depuis plusieurs années, le football est très souvent lié à un sujet sensible aux yeux de tous : l'argent. Depuis la création de la Premier League par exemple, les revenus dans le championnat d'Angleterre sont faramineux, et la majorité des équipes se retrouvent avec des budgets impressionnants. De nos jours, le Paris Saint-Germain est en tête de proue du football français, et est ainsi très souvent critiqué pour dépenser des sommes folles dans l'achat de joueurs.

Mais dans les années 1980-1990, l'Olympique de Marseille a également été au centre de toutes les attentions. Un homme était notamment au coeur des plus sombres affaires : Bernard Tapie. L'ancien président emblématique du club phocéen a reçu de nombreuses accusations. Détournement de fonds, corruption... Autant d'actions qui ont fait de lui une cible des milieux populaires et judiciaires. Dans Le Monde, son ancien attaché parlementaire Marc Fratani a livré quelques secrets sur l'OM de cet homme d'affaires, très souvent considéré comme un criminel à col blanc.

Business illégal

Dans un entretien donné au quotidien français, l'ancien proche de Bernard Tapie a dévoilé des histoires accablantes pour l'ancien président de l'OM et de son associé de l'époque Jean-Pierre Bernès. Il met en lumière des agissements illégaux : "J'étais au courant de toutes les activités de Jean-Pierre Bernès, le directeur sportif du club. Je les ai couvertes, et il m'est arrivé d'y participer."

"À partir de 1988-1989, Bernès se lance avec Tapie dans une entreprise de corruption qui va durer quatre saisons. La corruption n'était pas intensive, il ne s'agissait pas d'acheter tous les matchs. Ils ciblaient les adversaires principaux. Selon les dires de Bernès, l'OM a volé deux titres à Monaco", enchaîne le témoin.

Des chèques et des matchs

Fratani révèle ensuite des éléments sur l'achat d'un match face au Paris Saint-Germain : "J'ai participé une fois à un achat d'arbitre. C'était pour le match contre le PSG, à Paris. Le lendemain de la rencontre, je suis allé lui remettre dans un endroit discret ce qui était convenu."

Il évoque également des pratiques pour déstabiliser les adversaires, voire même les droguer : "On déstabilisait aussi l'adversaire en utilisant des psychotropes : du Haddol, un anesthésiant. À l'aide de seringues ultra fines, le produit était injecté à l'intérieur de bouteilles en plastique. Tout ce qui était consommable par l'adversaire était traité."

Des révélations accablantes qui devraient mener à l'ouverture d'une nouvelle enquête, voire même causer du tord à Bernard Tapie et à Jean-Pierre Bernès, qui officie désormais en tant qu'agent de joueurs.

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