Pourquoi l'avant-match de France-Brésil 98 a été totalement surréaliste

Jonathan Ferdinand - vendredi 29 juin 2018 2.6k Likes

Tout citoyen français, suffisamment alerte en 1998, se souvient de ce qu'il faisait un soir de 12 juillet. Il se souvient avec qui il était, où il était et comment il a suivi la finale de la Coupe du monde entre la France et le Brésil. Tout le monde se rappelle aussi de la victoire sans appel des Bleus sur les Auriverde (3-0) grâce à un doublé de Zinédine Zidane, président d'un soir, et un but d'Emmanuel Petit. Tout le monde se souvient également du commentaire de Thierry Roland et son fameux "on peut mourir tranquille, le plus tard possible, mais on peut".

Il y a en revanche deux choses que les gens savent moins au sujet de ce match, ou plutôt de l'avant-match. La grande majorité de l'opinion publique sait que Ronaldo, "le vrai", le Brésilien a été longtemps incertain. Notamment parce qu'il a été pris de convulsions plus tôt lors de ce dimanche inoubliable autant pour ZZ que pour R9. Son coéquipier Roberto Carlos et les médecins français pensent alors qu'il s'agit d'une crise d'épilepsie, mais ce sera un peu plus grave, un souci cardiaque visiblement. Après une batterie de tests à l'hôpital, pas tous très rassurants, Ronaldo file au Stade de France.

Trois feuilles de match, deux inquiétudes

Une heure avant la rencontre, une première feuille de match sort sans l'attaquant star de l'Inter Milan. Quelques instants plus tard, une seconde feuille est imprimée. Cette fois, "Il Fenomeno" figure dans la liste des remplaçants. Il faudra finalement attendre une troisième feuille de match pour que Ronaldo figure dans le onze de départ. Sympa pour les officiels et le budget des cartouches d'encre. Si on pouvait être inquiet de le voir démarrer tant pour sa santé que pour Fabien Barthez, Ronaldo passera à côté de son match. Heureusement.

Ce qui a également été oublié au sujet de ce France-Brésil, c'est l'échauffement de la Seleçao. Les Brésiliens ont en effet snobé l'échauffement sur la pelouse du Stade de France. Les Bleus, eux, sortent normalement des vestiaires de Saint-Denis pour préparer au mieux leur finale de Coupe du monde. Voyant les Auriverde rester confinés, certains joueurs tricolores feront part de leur colère, criant au manque de respect. En vérité, le Brésil se prépare dans la salle d'échauffement intérieure de l'enceinte francilienne. Tout ceci afin d'esquiver l'animosité régnant dans le stade.

Une initiative vaine, les Brésiliens en prendront trois. Reste cet avant-match bien particulier.

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