Les nouvelles révélations grotesques sur Sergio Ramos et le dopage

Colin D. - jeudi 27 décembre 2018 1.7k Likes

Sergio Ramos et le Real Madrid ont été secoués par les révélation Football Leaks, notamment relayées par Mediapart. Le quotidien L’Équipe a dévoilé les dessous de cette affaire plus que surprenante.

En finale de Ligue des Champions 2017

L’information a fait le tour des réseaux sociaux mais est restée sans explication. Sergio Ramos est contrôlé positif à la dexaméthasone, un glucocorticoïde qui sert d'anti-inflammatoire, interdit par l’UEFA les jours de match. Sergio Ramos suit un traitement pour une pathologie chronique. Selon le règlement, en cas d’utilisation du produit 24 heures avant une rencontre, le club doit le faire savoir par une demande écrite à l’instance du football européen. Le problème étant que sur le document, c’est un autre glucocorticoïde qui a été indiqué par le docteur : la betaméthasone. Un doute est donc né au sein des autorités du sport.

Après un entretien avec le médecin du club et le joueur, l’UEFA a statué qu’il s'agissait d’une erreur humaine lors du remplissage du document et non d’une tricherie. En fait, le médecin aurait mal rempli le document de l’UEFA dû à la visite de Roi Juan Carlos dans le vestiaire des Merengues et la joie de la victoire en C1. L'UEFA avait commenté : “En l’occurrence, les deux noms sont très proches. Les deux molécules ont les mêmes propriétés. Leur activité anti-inflammatoire est sensiblement la même. À quoi cela servirait-il de déclarer une molécule pour cacher l’autre ?”.

Une décision des plus surprenantes qui devrait faire réagir les autres clubs qui ont bénéficié de traitement bien moins généreux de la part de l’UEFA.

Test anti-dopage fait par le médecin du club

Au mois de février de cette même année, deux médecins de l'UEFA sont envoyés au centre d’entraînement du Real Madrid pour des tests anti-dopages de routine. Mais après quelques minutes, les joueurs du Real Madrid dont Cristiano Ronaldo, encore présent au club, et Toni Kroos, s’insurgent de la maladresse et du manque d’expertise desdits médecins.

“C’est impensable ! Le médecin préleveur est missionné personnellement, il n’a même pas la possibilité de déléguer à une autre personne. C’est un vice de forme !” a expliqué le docteur Jacques Lienard, ancien président de la commission médicale et membre du Panel anti-dopage de l’UEFA. En réaction, le Real Madrid a envoyé un courrier à l’UEFA par l’intermédiaire de José Angel Sanchez, directeur général du club, dans lequel il qualifie les médecins désignés par l’instance européenne du football "d’incompétents ayant fait preuve de manque de professionnalisme”. Selon L’Equipe, les docteurs en question ont plaidé coupable et expliqué que le staff médical du Real était intervenu pour les aider.

La douche de Sergio Ramos

Après une rencontre de championnat à Malaga, Sergio Ramos est une nouvelle fois choisi pour le contrôle anti-dopage. L’international espagnol explique aux agents mandatés qu’il ne veut pas faire attendre ses partenaires et souhaite donc prendre sa douche avant les tests. Une requête à laquelle le médecin répond par la négative. Ramos n’en a que faire et prend sa douche sous les yeux médusés du docteur en question. Une attitude surprenante et répréhensible par le gendarme du football du vieux continent.

Là encore, le Real et son joueur sont exemptés de poursuites. Si le règlement stipule qu’il est interdit aux joueurs de se doucher avant un contrôle pour éviter toute manipulation pouvant fausser les tests, il est possible pour un joueur de prendre une douche sous le contrôle du médecin en charge, à condition que son aval ait été donné au joueur. Si la dernière partie de cette clause n’est pas respectée, Ramos a bien été surveillé par le docteur durant sa douche. L’UEFA en a donc conclu que « les résultats de l’enquête n’ont pas établi de faits qui pouvaient constituer une violation des règles antidopage ».

Si certaines de ces décisions flirtent avec le règlement et ses souplesses, certains autres clubs européens n’ont pas bénéficié de la même clémence de la part de l’UEFA (Manchester City, Milan AC, PSG…) dans d’autres circonstances et pourraient avoir une impression de favoritisme de la part des autorités concernées. Chacun se fera son avis sur la question.

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