Les incroyables anecdotes de Zlatan à propos de sa relation avec Guardiola

Hadrien R. - mercredi 20 septembre 2017 1.8k Likes

Entre Zlatan Ibrahimovic et Pep Guardiola, ça n'a jamais vraiment été le grand amour. Le courant n'est en effet jamais passé au FC Barcelone entre les deux "grandes gueules". Il n'aura fallu qu'une saison pour convaincre le géant suédois de quitter le club catalan pour rejoindre le Milan AC. Dans son autobiographie parue en 2016, intitulée modestement "Je suis Zlatan", l'ancien joueur du PSG a raconté quelques anecdotes croustillantes sur le coach catalan, et ça fait très mal. 

Le début de la fin : Inter vs. Barça 2010 : 

Avant un match de Ligue des Champions face à l'Inter Milan à Giuseppe Meazza, Zlatan raconte : "C'est devenu pire avec cette histoire de volcan en Islande. Pas de vols en Europe et nous allions à San Siro affronter l'Inter. On a pris le bus. Un idiot du Barça avait pensé que c'était une bonne idée. Je n'étais pas blessé à l'époque, mais le voyage était horrible. Cela nous avait pris 16h et nous étions épuisés à notre arrivée à Milan. C'était notre match le plus important de la saison et j'étais préparé à être hué dans mon ancienne enceinte. Mais ce n'était pas un problème, cela m'inspire. Mais à part ça, la situation était terrible. Et je pense que Guardiola était complexé par Mourinho."

"Je ne sais toujours pas quel était le problème de Guardiola. Ou plutôt... Je ne pense pas que ce gars puisse gérer de grosses personnalités. Il veut de bons petits garçons d'école. Pire encore, il fuit ses problèmes. Il ne peut regarder ses problèmes en face et cela fait tout empirer. « Ce n'est pas Mourinho que nous allons affronter, c'est l'Inter », disait-il, comme s'il pensait qu'on allait jouer au ballon avec le coach. Et après il a sorti sa connerie de philosophie. J'écoutais à peine. Pourquoi l'aurais-je fait ? C'était des conneries avancées sur le sang, la sueur et les larmes. De la merde comme je n'en avais entendu de la part d'un coach. De pures ordures". 

Zlatan s'emporte après l'élimination du Barça :

Après la défaite du Barça à Milan (1-3), les relations se sont détériorées encore plus : "La pression était incroyable. Il y avait comme de l'électricité dans l'air et il nous fallait gagner pour poursuivre l'aventure. Nous avons gagné 1-0, mais ce n'était pas suffisant et nous étions éliminés de la Champions League. Guardiola me regardait comme si c'était ma faute. Je me sentais comme de la merde dans le vestiaire et je n'avais aucun signe de vie de sa part et je voulais m'éloigner plus à chaque seconde. Je ne faisais plus partie de l'équipe et quand nous avions joué Villarreal, il m'a donné 5 minutes. Cinq minutes ! J'étais bouillant à l'intérieur, pas parce que j'étais sur le banc. Je peux m'en accommoder si le coach est un bonhomme et me dit : « Tu n'es pas assez bon, Zlatan ».

"Mais Guardiola n'a pas dit un seul mot, rien, et à ce moment-là j'en avais assez. Je pouvais le sentir dans tout mon corps et si j'avais été Guardiola, j'aurais eu peur. Je ne suis pas un bagarreur. J'ai fait plein de trucs de malade. Mais je ne me bats pas. Bon, sur le terrain, j'en ai descendu un ou deux, mais tout de même, quand je m'énerve, mes yeux deviennent noirs. Et vous ne voulez pas être à côté de moi."

"Après ce match, je suis allé dans le vestiaire. Je n'avais pas vraiment préparé d'attaque enragée. Mais je ne voulais pas utiliser un vocabulaire modéré et dans le vestiaire il y avait mon ennemi en train de gratter sa tête chauve. Yaya Touré et quelques autres étaient là. Je regardais la grosse boîte de fer où l'on mettait nos vêtements. Et j'ai shooté dedans. Je pense qu'elle a volé de trois bons mètres. Mais ce n'était pas fini. J'ai crié : « Tu n'as pas de couilles ! Tu te chies dessus devant Mourinho. Tu peux aller te faire foutre ! » J'étais devenu fou et on pouvait s'attendre à ce que Guardiola dise quelque chose. Mais il n'est pas comme ça. C'est un faible, un lâche. Il a juste ramassé la boîte, comme un petit nettoyeur, et il est parti sans plus jamais en parler. Rien." 

Du pur Zlatan dans le texte, et on ne s'en lasse pas. 

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