Ce qu'il s'est passé à Bastia lors de SCB-OM le 5 mai 1992

Florian M. - dimanche 05 mai 2019 0 Like

Le 5 mai 1992, le SC Bastia accueille l'Olympique de Marseille au stade de Furiani pour le compte de la demi-finale de la Coupe de France. Ce jour-là, plusieurs milliers de personnes sont attendus pour assister à la rencontre. Soleil, bonne ambiance... Tout est réuni pour que le match se déroule dans les meilleures conditions.

Cependant, lors de l'échauffement des deux formations, les autorités s'alertent de l'état de la tribune nord du stade. Celle-ci se montre particulièrement vulnérable et peu rassurante. Plus de 3000 personnes se trouvent sur cette haute structure métallique. À l'extérieur, on craint un scénario catastrophe : "le problème c'est qu'à force de taper, ça s'écarte et le truc tombe. Si ça tombe sur les gars qui passent en-dessous... Ou alors qu'ils passent au travers..."

La tribune en travaux est totalement remplie, alors que la commission de sécurité affirmait la veille que "le niveau de sécurité reste très insuffisant." À 20h15 le jour du match, le speaker Jean-Pierre Paoli demande à tous les supporters de la tribune nord de "ne pas taper des pieds surtout sur les parties métalliques." Une consigne transmise par les représentants de la sécurité, qui ne sera malheureusement pas écoutée.

Moins de 10 minutes plus tard, le drame survient. Une grande partie de la tribune fragilisée s'effondre sous le poids et les vibrations créées par les spectateurs présents sur celle-ci. Près de 3000 personnes font alors une importante chute dans le vide, tombant sur ou se faisant recouvrir par les décombres.

Les premiers bilans feront état de plusieurs morts et de centaines de blessés. Aujourd'hui, le bilan définitif de ce tragique événement s'élève à 18 morts et plus de 2300 blessés. Depuis ce jour, de nombreuses associations de supporters militent pour que le 5 mai soit une journée sans football au sein de la Ligue de football professionnel (LFP). Cependant, si des hommages ont été rendus, les rencontres programmées le 5 mai sont toujours disputées, au grand dam des fans de football français.

Le reportage de l'INA sur le drame de Furiani :

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