Le jour où un gardien s’est scalpé le visage pour gagner sur tapis vert

Hugo Saturnin - jeudi 25 avril 2019 0 Like

C’est probablement l’histoire la plus étrange que vous serez amenés à lire aujourd'hui, et certainement l'une des plus grandes escroqueries de l'histoire du football. Le 3 septembre 1989, le Brésil affronte le Chili lors d’un match décisif en vue de la Coupe du monde 1990 qui se déroulera en Italie. C’est donc dans une extrême tension que les deux équipes abordent cette rencontre. Dans un stade du Maracana en fusion, les locaux font la course en tête (1-0) jusqu'à la 79e minute, moment où la partie va basculer dans une toute autre dimension.

À dix minutes de la fin du temps réglementaire, Roberto Rojas, le gardien du Chili, s’effondre au sol après un jet de fumigène. Le portier, visiblement gravement touché, a le visage en sang et se tord de douleur. Le Chilien est de suite évacué sur civière. Ses coéquipiers le suivront quelques minutes plus tard car leur sécurité n’est plus garantie. La rencontre est logiquement arrêtée et la FIFA ouvre une enquête afin d’analyser les vidéos de cet acte rempli de violence.

Après avoir décortiqué de nombreuses images, l’instance va faire une découverte qui bouleversera l’issue de ce match. En visionnant les vidéos, la FIFA se rend compte que le fumigène n’a jamais touché Roberto Rojas. En réalité le gardien chilien s'est fendu lui-même l’arcade après avoir dissimulé un scalpel dans l’un de ses gants. Une simulation entreprise pour assurer la qualification et gagner la partie sur tapis vert.

La supercherie surréaliste de Roberto Rojas :

Une tentative de triche surréaliste qui coûtera cher au gardien. Ce dernier sera suspendu à vie et le Chili sera banni du Mondial 90 et 94. Depuis cette histoire, Roberto Rojas est assimilé à une expression très connue au Chili puisque son surnom, “El Condor”, signifie “commettre une grave erreur”.

À découvrir aussi

Tu aimeras aussi

voir la suite des articles

Rejoins la communauté