Cristiano Ronaldo à l’origine d’une polémique qui secoue la Série A

Colin D. - dimanche 05 août 2018 2.7k Likes

Arracher Cristiano Ronaldo du Real Madrid n’est pas à la portée de tous les clubs. Pour s’en targuer, la Juventus a dû y mettre les moyens. Le transfert de l’attaquant a atteint la barre des 100 millions d’euros. Loin d’être une habitude, cette opération génère des réactions de l’autre côté des Alpes. D’abord enjouée, la Série A commence à entrevoir l’envers du décor.

L’Italie s’est restreinte à des salaires « décents » depuis plusieurs années et l’instauration du Fair Play Financier (FPF). Mais la volonté de retrouver un standing à leur mesure force ses membres à augmenter la grille des salaires. Une grille bien trop étroite pour Cristiano Ronaldo. L’ancienne superstar du Real percevait 21 millions d’euros brut par an en son temps espagnol. Pour le convaincre de rejoindre Turin, les dirigeants de la Juventus ont eu à sortir le chéquier. Le Portugais percevrait aujourd’hui 30 millions d’euros à l’année. Cette arrivée provoque un déséquilibre étonnant avec le reste du vestiaire bianconero. Fraîchement parti pour le Milan AC, Higuain était le salaire le plus important de l’effectif. Il a connu un augmentation en passant chez l’ennemi et perçoit 8,5 millions d'euros par an. Le deuxième joueur percevant les émoluments les plus conséquents se trouve être Paulo Dybala, répertorié à 7,5 M€. Pjanic complète le podium mais son salaire est six fois moins important que celui du quintuple Ballon d’Or.

Une différence inhabituelle qui fait tâche en Italie

Un tel écart de salaire au sein d’un même effectif reste rare dans les championnats majeurs. Au Paris Saint-Germain par example, Neymar et ses 36M€ devancent Thiago Silva et Edinson Cavani respectivement à 12 et 10 millions d’euros. Si la folie des chiffres avait déjà gagné l’Espagne de Messi, la France de Neymar et la Premier League, l’Italie et l’Allemagne en étaient les dernières rescapées. L’éventuelle arrivée de Modric du côté de l’Inter Milan devrait confirmer ce changement de politique. Si les médias italiens ont entrepris une communication importante quant à l’amortissement de cette énorme opération financière, ces chiffres dérangent dans le pays. Nul doute que ces détails risquent d’être oubliés après le lancement de la saison. Néanmoins, la Juventus devra s’assurer que la polémique ne gagne pas son vestiaire…

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