Ce que faisait Rami pour motiver les remplaçants durant le Mondial

Jonathan Ferdinand - vendredi 28 septembre 2018 1.4k Likes

Vous pensiez tout savoir sur les dessous de la Coupe du monde 2018 de l'équipe de France ? Détrompez-vous. Malgré les nombreux documentaires, reportages, interviews, on ne connaît pas encore tous les secrets de cette formidable aventure qui nous a provoqué tant d'émotions cet été. Et s'il n'a pas joué la moindre minute, Adil Rami a beaucoup fait parler de lui pour son rôle assez particulier. On pensait d'ailleurs qu'il était l'ambianceur du groupe France, en vérité pas du tout.

"Je n'estime pas avoir été un ambianceur. L'ambianceur, il prend le micro et il chauffe la salle. Moi, j'étais plus un lien dans un groupe, confie-t-il pour L’Équipe Magazine, à paraître ce samedi. Je n'aime pas les conflits, je n'aime pas les clans, j'ai toujours eu ce réflexe de faire le trait d'union entre eux." Le défenseur de l'Olympique de Marseille n'était donc pas le trublion de Didier Deschamps en Russie. Il était plutôt le trait d'union comme il le dit si bien, mais aussi le menteur de la bande ! Pour motiver les troupes, Rami mentait sans le moindre scrupule à ses coéquipiers.

Menteur menteur

"Je parlais beaucoup avec ceux qui étaient sur le banc, poursuit le champion du monde 2018, aussi à l'aise avec un ballon qu'un extincteur. Parfois, je faisais un compliment à un gars qui ne jouait pas en lui disant que ça venait du coach, pour qu'il reste concentré : ‘Je l'ai entendu, il disait que t'étais au top aux entraînements, qu'il hésitait...’ Je l'ai fait pour le bien de l'équipe. J'essayais d'apaiser un peu ceux qui en avaient besoin." Une démarche qu'ignorait d'ailleurs Didier Deschamps, jusqu'à présent, selon le Marseillais.

"J'essayais de remonter le moral de ceux qui étaient déçus, de leur dire: "Hey, frérot, c'est normal que tu ne joues pas, c'est pas parce que tu dribbles mieux ou que tu marques plus de buts que tu dois jouer, c'est une question d'esprit d'équipe pendant une Coupe du monde, ça n'a rien à voir. J'ai passé mon temps à expliquer ça aux jeunes, et à d'autres, pour leur faire comprendre que le coach les appréciait."

Adil, une fois de plus, on a envie de te dire merci.

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